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Le Cloud computing présenté par Linkbynet et AWS

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Photos : ICT.io & AWS

A l’initiative de Linkbynet, en partenariat avec Amazon Web Solutions (AWS), une conférence sur sur les solutions de Cloud computing offertes par AWS, a été organisée le 22 juin dernier à l’hôtel Voilà Bagatelle. C’est Julien Simon, Technical Evangelist chez AWS, qui a pris la parole devant une quarantaine de personnes, acteurs et entrepreneurs usagers de divers services informatiques. Ce dernier a notamment abordé l’impact du Cloud computing sur le modèle commercial et le développement à long terme des entreprises. Grâce aux solutions offertes par cette technologie, les entreprises bénéficient notamment de plus de temps et de ressources pour leur principale activité, et peuvent ainsi être plus efficaces et innovantes, à moindre coût.

En amont de cette conférence, ICT.io a rencontré Jean-Michel Chaléon, directeur des ventes chez Linkbynet Océan Indien. L’entreprise propose des solutions de Cloud computing depuis 2005, en commençant par la France et en étendant ses services à la région progressivement.

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Dans un premier temps, pouvez-vous nous présenter les services de Cloud computing proposés par Linkbynet ?

Linkbynet est un “cloud broker” : nous proposons des services de Cloud computing depuis 2005. Nous avons monté notre propre plateforme de Cloud en France, et avons commencé à proposer des services à des clients français. Le marché n’était pas encore tout à fait mûr, Amazon Web Services (AWS) étant aussi né en 2005 (la société Amazon, elle, est née en 1996). Ce service s’adressait essentiellement aux entreprises qui souhaitaient faire du web hosting et du e-commerce. Très rapidement, nous avons été amenés à offrir des services de Cloud autres que les nôtres, dont notamment AWS. Aujourd’hui, nous faisons à la fois du Cloud Linkbynet, du Cloud Amazon et du Cloud Azur. Nous essayons aussi de proposer des services chinois avec Aliyun, une filiale d’Alibaba, et nous faisons même du Cloud en Russie. L’objectif est de pouvoir offrir à nos clients la meilleure solution en termes de Cloud et d’hébergement, en fonction de leurs critères (si vous voulez avec un site web performant en Chine, par exemple, il est mieux de l’héberger en Chine, de même pour la Russie). Il existe beaucoup de fournisseurs sur les marchés à travers le monde. Nous évaluons leur performance et orientons nos clients vers ceux qui offrent le plus de souplesse et de sécurité.

Web hosting, sécurité et performance sont autant d’offres proposées par Linkbynet en termes de Cloud. Par ailleurs, au-delà du catalogue “classique” du fournisseur de Cloud, Linbynet a aussi son propre catalogue pour répondre aux besoins du client : disponibilité, performance, sécurité. Ce sont un peu les trois mots clés chez nous. Disponibilité pour que la plateforme ne tombe pas. Performance pour moins de 3 secondes de chargement. Sécurité pour que le site ne soit pas hacké.

Pouvez-vous définir en cinq mots le service de Cloud computing d’AWS ?

1. Souplesse
Vous pouvez avoir des ressources ou des services à la demande en quelques clics. Vous les démarrez, vous les arrêtez et vous les payez à l’utilisation.

2. Paiement à l’utilisation

3. Economie
Je pense qu’AWS est le seul à annoncer une baisse du montant de la facture et à en faire une réalité. Dans sa console, AWS fait des suggestions type “ce serveur n’est pas utilisé depuis 15 jours, pourquoi ne pas l’arrêter ?”. L’engagement de la société à vous aider à faire des économies n’est pas qu’un slogan marketing. Il y a une fonctionnalité qui permet de le faire et nous l’avons constaté.

4. Richesse
Richesse du catalogue de services. On peut vraiment tout faire, tout est disponible à la demande. Vous pouvez venir avec vos propres outils, mais le service de Cloud computing d’AWS en soi est une réelle caisse à outils avec laquelle on peut faire énormément de choses.

5. Géolocalisation
Il y a des datacenters un peu partout dans le monde et ils travaillent par région. Vous avez au minimum deux datacenters par région. Je prends un exemple : l’Australie compte deux datacenters. Lorsque vous faites un déploiement sur un service web par exemple, automatiquement, on prévoit le “business store recovery”, le plan de reprise d’activité. C’est-à-dire que vous pouvez décider de redonder votre infrastructure très facilement dans une région.

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Quel est votre constat chez les entreprises mauriciennes par rapport au recours au Cloud computing ou éventuellement des technologies similaires ?

On peut voir une évolution. Ces six derniers mois, il y a eu un réel changement puisque les entreprises commencent vivement à s’intéresser aux services de Cloud computing. Déjà, les Mauriciens ont compris que c’était ineluctable, qu’il y aurait tout ou partie de leur infrastructure qui serait un jour dans le Cloud. Je pense que la baisse des prix des télécommunications a aussi aidé. C’est un facteur important puisque auparavant, cela coûtait moins cher de garder son infrastructure chez soi, du fait que le coût du réseau était important. Aujourd’hui, avec les baisses des coûts et l’augmentation de la performance, vous pouvez avoir des scénarios où vous pouvez mettre des choses dans le Cloud. C’est viable techniquement et économiquement. Il y a un autre facteur : aujourd’hui, les entreprises mauriciennes ne pensent plus qu’au marché local. Beaucoup opèrent dans des secteurs clés de l’économie mauricienne, tels que le tourisme, le service financier, le service des services de l’IT, etc. Toutes ces activités ont du travail vers l’extérieur et il faut pouvoir être capable de communiquer avec ses clients, qui vont être partout dans le monde. Le Cloud est donc une très bonne solution : héberger vos infrastructures à Maurice pour pouvoir communiquer et échanger avec des cosociétés qui sont aux EU, ce n’est pas du tout la solution la plus performante. C’est ce qui, aujourd’hui, attise l’intérêt pour le Cloud.

D’ici aux 5 prochaines années, pensez-vous que le Cloud représente l’avenir des entreprises à l’île Maurice ?

C’est plus que l’avenir. Aujourd’hui, il faut s’imaginer qu’un développeur ou toute autre personne qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat, n’a pas besoin d’investir de l’argent dans l’achat de ressources. Il peut, à partir de chez lui, travailler sur son application et a juste à louer des ressources dans le Cloud. Cela coûte quelques dizaines de dollars par mois et la personne n’a pas besoin d’acheter un serveur. Elle peut très facilement, et finalement avec très peu de capital, commencer à lancer ce service. C’est fondamental.

Dans l’histoire économique, je pense qu’il y a très peu de cas où vous pouvez, sans capital, démarrer un business. Le Cloud offre réellement cette opportunité et aujourd’hui, il faut viser grand tout de suite. Le marché n’est pas uniquement Maurice mais le monde, ou à la limite, le continent africain. Le Cloud permet de lancer vos services et d’avoir ces infrastructures en quelques clics. C’est un vrai changement.

Vous parlez des entreprises touristiques, des services financiers, etc. Est-ce que le Cloud computing peut s’étendre à tous les types d’entreprises et d’activités ?

Oui. Les premiers à pousser à l’utilisation du Cloud sont les services marketing, pour différentes raisons. Facebook c’est très bien, mais c’est finalement ce qui doit vous ramener vers votre site web ou pourquoi pas, votre site marchand. On peut tout vendre sur un site marchand. On peut avoir un jeune entrepreneur qui décide de ventre des produits de niche (alimentaire, cosmétiques, etc.) et peut tout de suite avoir son magasin en ligne, et le service marketing peut utiliser le Cloud pour d’autres raisons : faire de l’analytique, du “business intelligence”, et là, cela peut être des sociétés plus traditionnelles, qui sont là depuis des dizaines d’années et qui ont un service IT. Ce service IT, sous la pression du service marketing, au lieu d’acheter un serveur pour pouvoir faire de l’analyse de données sur les ventes et plein d’autres choses, va pouvoir louer de la ressource sur le Cloud. Cela peut être de manière continue ou pendant trois mois. Encore une fois, le mot souplesse est très important car c’est un service à la demande. C’est taillé sur mesure pour les besoins d’un client, c’est de l’agilité. Vous n’êtes pas dépendant de votre infrastructure IT et du cycle d’achat d’un serveur, de licences, etc.

Avez-vous des exemples concrets de transition vers le Cloud computing qui se sont opérés via Linbynet ?

Il y en a beaucoup. Encore une fois, l’une des raisons pour lesquelles on s’oriente vers le Cloud computing touche à tous les services digitaux et les sites web. Les gens font confiance au Cloud computing et aux services de Linkbynet pour des raisons de disponibilité, de performance et surtout de sécurité. Des exemples concrets : des sociétés très connues à Maurice et cotées au Semdex, qui vont nous confier leur infrastructure web pour des aspects de sécurité parce qu’elles se sont fait hacker. Encore une fois, le Cloud computing nous permet très facilement de déployer des infrastructures qui vont permettre de sécuriser vos environnements.

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Que peut faire la communauté des acteurs et utilisateurs de l’IT pour encourager le recours au Cloud computing ?

Finalement, il y a quelques blocages psychologiques. Il faut dédramatiser. La simplification rend les choses plus rapides et les données sont vraiment sécurisées. Si vous regardez les certificats de sécurité du Cloud AWS et confrères, ils se font auditer par différents services régulateurs et jamais aucune entreprise mauricienne, ni même les banques, ne pourront arriver à ce niveau de sécurité.

Il faut démystifier arrêter de se dire que ce n’est pas sécurisé lorsque c’est dans le Cloud. Ce n’est pas vrai. Les données sont finalement beaucoup plus sécurisées dans le Cloud, qu’en interne. Pour vous donner une image très simple, vous ne gardez pas votre argent sous votre matelas, vous le mettez à la banque. Le Cloud, c’est pareil. C’est vraiment un coffre fort et si le système de sécurité d’AWS est défaillant, ils peuvent dire adieu à leur business. C’est vraiment leur première priorité. La première chose qu’ils font pour faire entrer un collaborateur d’Amazon, c’est de le former sur la sécurité.

Encore une fois, le réseau à Maurice s’est amélioré. L’accessibilité des données dans le Cloud est beaucoup plus simple. Il faut aussi que les médias fassent la promotion de ce type de services.

Cependant, on ne peut pas non plus dire que le Cloud est LA solution. Il y a encore des cas où héberger ses données ou ses serveurs chez soi est une solution. On va pouvoir aussi travailler avec les acteurs mauriciens : il y a des hébergeurs à Maurice. Dans certains cas, héberger ses données sur le Cloud ne répond pas aux besoins.

Quels sont les objectifs de la conférence sur le Cloud computing par AWS ?

Il y a une importante communauté de développeurs à l’île Maurice. Ce n’est pas négligeable. Il y a aussi des clients, des utilisateurs d’AWS à plusieurs niveaux. Il y a donc un vrai intérêt pour AWS de rencontrer cette communauté, et pour Linkbynet de participer à la vulgarisation du Cloud et de le présenter comme une alternative à beaucoup de challenges que l’on a cités auparavant (souplesse, frais, etc.).

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