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Microsoft lance l’enregistrement automatique de la propriété intellectuelle

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Photo : CPA

Dans l’optique de renforcer la protection des œuvres en Afrique afin d’aider les autorités en charge de la propriété intellectuelle (PI) et les porteurs de projets, Microsoft a transféré le code source d’un système d’enregistrement des PI en ligne.

 

 

Le système a été développé et testé par Microsoft 4Afrika et le Kenya Copyright Board (KECOBO) à travers leur initiative IP hub en juin 2015. Suite àun essai concluant, le système sera bientôt remis aux autorités de 18 pays en Afrique, en collaboration avec le Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), afin de réaffirmer leur soutien à la protection de la propriété intellectuelle.

 

Les pays concernés par ce changement

Ce changement concerne notamment le Burundi, les Comores, la République Démocratique du Congo, Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, le Malawi, l’île Maurice, le Rwanda, les Seychelles, le Soudan, le Swaziland, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe

“Le système que le KECOBO a eu le privilège de mettre en place a démontré ses capacités lors des tests effectués. En effet, le KECOBO a constaté une hausse de 100 % des enregistrements sur la période d’essai de juin à octobre 2015”, explique Edward Kipsigei, CEO du KECOBO. “À la suite de la période d’essai concluante, le KECOBO va commander un système d’enregistrement en ligne à partir du prototype. Nous recommandons fortement aux pays qui vont bénéficier du code source, d’adopter ce système. Le KECOBO est d’ailleurs prêt à partager son savoir-faire en matière de protection des PI avec les autorités concernées.”

 

Ce qui change

Ce nouveau système d’enregistrement en ligne vient en remplacement du système manuel qui consistait à soumettre les formulaires en version papier. Ce changement permettra désormais de de faciliter les procédures d’enregistrement, les rendant moins longues mais aussi plus efficaces.

“C’est une très bonne nouvelle pour la région puisque tous nos États membres sont concernés”, se réjouit le Secrétaire général du COMESA, Sindiso Ngwenya. “Cela va renforcer notre programme dans les domaines de la science, la technologie et l’innovation afin de promouvoir l’intégration régionale du COMESA.”

“Les pays africains sont déterminés à accélérer leur croissance afin d’être plus compétitifs. En cette ère de l’information, l’un des éléments importants dans la réalisation de cet objectif est la monétisation de la propriété intellectuelle”, souligne Louis Otieno, directeur des Corporate Affairs de Microsoft 4Afrika. “Nous avons créé le système d’enregistrement en ligne comme un moyen de lancer le processus et réduire l’écart structurel. Il est important que les autorités en charge de la propriété intellectuelle adoptent cette technologie pour assurer la pérennité du système, ce qui nécessitera quelques ajustements.”

 

L’importance de la protection propriété intellectuelle

La protection de la propriété intellectuelle, incluant les brevets, les marques déposées et les droits d’auteur, est nécessaire afin de permettre aux petites entreprises de se démarquer face à la concurrence et, en même temps, d’avoir le support légal pour faire connaître leurs idées. Dû au manque de savoir concernant les protections de la propriété intellectuelle, beaucoup d’innovations et de projets en Afrique n’arrivent pas à voir le jour.

 

Selon la World Intellectual Property Organization (WIPO), les demandes de brevets faites dans plusieurs pays africains sereaient toujours minimes et tarderaient à décoller. En 2014, il y a eu 752 demandes de brevet formulées en Égypte, 132 au Kenya, 14 en Zambie et seulement 5 au Rwanda, comparé aux États-Unis où 280 000 demandes ont été enregistrées.

“Quand le processus d’enregistrement sera rendu accessible, rapide et fiable, il incitera les personnes à procéder à l’enregistrement des droits d’auteur et d’autres types de propriété intellectuelle. Nous devrons constater une hausse dans les années à venir”, ajoute Louis Otieno.

A Maurice, beaucoup d’entrepreneurs hésitent à partager leur idées de peur de se les faire voler, ce qui du coup ne joue pas en leur faveur. La nouvelle manière de soumettre les PI serait une aubaine pour bon nombre d’entre eux, leur permettant notamment d’exploiter leurs idées sans craindre de se les faire dérober. Ashwin Dwarka, notaire

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