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Start-ups zéro déchet : 1,5 million d’euros pour le développement de leurs idées

Start-ups zéro déchet : 1,5 million d'euros pour le développement de leurs idées

Les start-ups zéro déchet de la Réunion auront droit à une aide financière à hauteur de 1,5 million d’euros. L’objectif est de produire sobrement, optimiser et allonger l’usage, mais aussi préserver la matière par le recyclage. Les 22 candidats retenus de l’appel à projets d’économie circulaire financé par l’ADEME et la Région ont été présentés le 5 mars dernier au Moca.

 

 

Start-ups zéro déchet : entrainer La Réunion dans une dynamique pour 15 ans

En juin de l’année dernière, l’ADEME Réunion et la Région lançaient un appel à projets d’économie circulaire. Cette année, une enveloppe d’1,5 million d’euros va permettre de développer ces idées. En effet, comme le souligne Jean-Michel Bordage, président de l’ADEME Réunion, « les choix de gestion des déchets d’aujourd’hui entraînent La Réunion dans une dynamique pour les 15 prochaines années. »

 

La motivation des porteurs de projet sélectionnés

L’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie donne ainsi l’occasion aux lauréats qui se rencontraient d’imaginer les premières imbrications de leurs différents projets. À ce jour, il y a encore du chemin à faire dans ce domaine à La Réunion. D’ailleurs, l’Observatoire des déchets réunionnais a émis un constat :  70 % des détritus ménagers de l’île ont été enfouis dans le sol en 2016. Par manque de filières de revalorisation, La Réunion a exporté pas moins de 107,1 millions de tonnes de déchets en 2017. De plus, un peu plus que la moitié a été expédié vers l’Inde. C’est donc ce contexte qui a stimulé la créativité des porteurs de projet retenus.

 

Créer de l’emploi et de la valeur ajoutée

La conseillère régionale déléguée à l’économie circulaire, Nathalie Noël, explique que ce concept regroupe des principes économiques « vertueux écologiquement ». De plus, elle ajoute qu’ils ont pour but de créer de l’emploi et de la valeur ajoutée, voire du lien social. Il faut savoir que la collectivité a dégagé 37 millions d’euros pour financer des solutions alternatives à l’incinération. Les start-ups zéro déchet devraient ainsi parvenir à produire sobrement, optimiser et allonger l’usage et préserver la matière par le recyclage.

 

Proxicompost : une solution de proximité

Proxicompost, développée par Yann Waeffler, propose ainsi une solution de traitement des déchets organiques de proximité. Le porteur de projet souhaite, à travers celle-ci, apporter une solution à ceux qui créent des ordures sans qu’on arrive encore à les traiter. C’est le cas par exemple des restaurants. Un des points forts de ce projet, c’est sa facilité d’utilisation. Chaque container aménagé exige la présence d’un gestionnaire qui opère une collecte journalière dans sa zone.

 

Une vision commune pour l’ADEME et les startuppers

Outre le soutien financier et l’appel à projet, réunir tous ces créateurs d’activités devient ainsi un facteur propre de développement de l’économie circulaire. Par ailleurs, une grande parte des projets retenus relève du traitement des déchets, parmi la centaine de candidatures initiale. Cela ne semble pas relever du hasard mais plutôt de la vision du président de l’ADEME. « À l’heure où les ressources sont un enjeu fondamental, les déchets doivent de plus en plus être considérés comme tel ».

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