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Technologie : L’éthylotest anti-démarrage dès le 1er mai à La Réunion

Technologie : L'éthylotest anti-démarrage dès le 1er mai à La Réunion

Un nouveau dispositif sera bientôt présent sur l’île de La Réunion. Il s’agit de l’éthylotest anti-démarrage, qui entrera sera disponible dès le 1er mai. Cette technologie servira d’alternative possible à la suspension de permis.

 

 

Une technologie visant à diminuer les risques d’accidents de la route

Mardi dernier, la préfecture a présenté le nouveau dispositif d’éthylotest anti-démarrage (EAD). Cette technologie fera son arrivée sur le sol réunionnais le 1er mai et sera considéré comme alternative possible à la suspension du permis de conduire. Ainsi, ce dispositif empêchera le conducteur de prendre la route en état d’ébriété, limitant considérablement le risque d’accident.

 

Un dispositif installé par une personne agréée par la préfecture

Concrètement, cette technologie empêche la mise en route du moteur si le taux d’alcool enregistré est supérieur à celui autorisé par la loi. Ainsi, le conducteur se retrouve dans l’incapacité de faire démarrer son véhicule en état d’alcoolémie. Ce dispositif homologué est installé dans le véhicule par un installateur agréé par la préfecture. À La Réunion, il s’agit de la S.C.V.A (Société de Contrôle de Véhicules Automobiles).

 

Combien ça coûte ?

Concernant l’installation de l’EAD, il est à la charge du contrevenant. Ainsi, le matériel est loué coûte 110 € TTC/mois. Par ailleurs, il faut compter 380 € TTC pour le montage et démontage et une caution de 1000 € TTC payable en chèque. Le taux d’alcool contrôlé par l’EAD est, quant à lui, paramétré au moment de l’installation dans le véhicule. Toujours dans le but de réduire le nombre d’accidents, le préfet a désormais la possibilité d’obliger un contrevenant à ne conduire que des véhicules équipés d’un EAD pendant une durée de 6 mois. Ce serait le cas par exemple d’un conducteur présentant une alcoolémie relevant du tribunal correctionnel (supérieure à 0,43 mg/l d’air expiré).

 

Qui est concerné ? Qui est exclus du dispositif ?

Ce nouveau dispositif s’adresse à des contrevenants non-récidivistes, et dans la mesure où leur alcoolémie ne dépassera pas 0,90 mg/l d’air expiré. Toutefois, il y a des exclusions, notamment :

– les conducteurs en permis probatoire, de poids lourds et de deux-roues ;

– les automobilistes en situation de récidive d’alcoolémie. Ainsi que ceux qui présentent d’autres infractions associées à ce délit. Il peut s’agir d’un défaut de carte grise, de permis et d’assurance ou encore de la mise en danger de la vie d’autrui.

 

« Ce dispositif, particulièrement utile pour ceux qui utilisent tous les jours leur véhicule, notamment pour se rendre au travail, est responsabilisant et exemplaire, ce qui lui confère son efficacité », explique la préfecture.

 

90 % de succès dans les autres départements

Pour rappel, entre 2012 et 2016, 108 personnes ont perdu la vie sur les routes dans un accident avec un taux d’alcool illégal. Ainsi, le CISR (comité interministériel de la sécurité routière) du 9 janvier 2018 a voté en faveur de l’usage de l’éthylotest anti-démarrage (EAD). Cela fait d’ailleurs trois ans que ce dispositif est testé dans d’autres départements. D’ailleurs, dans 90 % des cas, ceux ayant eu recours à cette technologie n’ont pas récidivé. Même si elle entre en vigueur le 1e mai de cette année, cette mesure a été annoncée par le Comité interministériel de la sécurité et publiée au Journal Officiel depuis le 18 septembre 2018.

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