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Internet: Le domaine .africa veut faire avancer le numérique sur le continent !

Que peuvent bien avoir en commun Amazon, Fujifilm, LockheedMartin ou encore Longchamp. Rien à part que depuis le lancement officiel, ces grandes entreprises de renom ont cédé à l’attrait du domaine .africa.

 

 

Une identité numérique pour le continent

En Afrique, seulement 22% des africains sont connectés à Internet. L’un des plus faibles taux au monde rappelle la Banque Mondiale. Sur le continent, c’est l’Afrique du Sud, la première économie d’Afrique, qui possède le plus large taux de pénétration. Une réelle volonté d’agir existe donc pour l’Union africaine qui en fait désormais une priorité essentielle.

En effet, le 03 juillet 2017, l’organisation qui regroupe les pays africains, a lancé le nom de domaine dédié à l’Afrique avec .africa. Soit 32 ans après le lancement du « .com ». Un retard qu’a tenu à combler l’UA pour imposer enfin l’identité numérique africaine comme le rappelle la présidente de la Commission de l’UA de l’époque, la Sud-africaine Nkosazana Ndlamini-Zuma.

 

La précédente présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Ndlamini-Zuma

 

A son lancement, le domaine a ainsi enregistré plus de 1 000 demandes. C’est dire l’intérêt d’un tel nom de domaine propre à l’Afrique. Toutefois sur ces demandes, seules 10% provenait d’Afrique citaient nos confrères de http://www.ticmag.net. Il faut dire que l’impact d’un tel nom de domaine pour un site est important ne serait-ce que pour son potentiel sur l’économie africaine et les peuples africains. Parmi les premiers demandeurs déjà approuvés, on trouve ainsi des noms comme amazon.africa, android.africa et bien d’autres encore. Aujourd’hui, ils sont plus de 8 000 marques et entreprises à s’être enregistrées pour obtenir un nom de domaine .africa.

Un nom de domaine mais pas que

En gestation depuis 2009, la création du domaine .africa signe un pas décisif pour l’ensemble des pays africains.

« L’extension .africa est unique, car elle donne aux Africains un sentiment de fierté très important pour les encourager à tout mettre en œuvre pour le bien du continent», estime, Lucky Masilela, PDG de ZACR (l’entreprise qui gère le nom de domaine sud-africain, ZA).

Même si il reste encore beaucoup d’efforts à mener en matière de nouvelles technologies, le continent est sur la bonne voie. D’ici quelques années, l’Afrique représentera en effet l’une des plus grands marchés du monde. Un potentiel à ne pas négliger dont les grandes enseignes de la planète désirent bien évidemment profiter.

En attendant, le nom de domaine .africa peut devenir un réel levier de croissance de l’économie numérique africaine. Ils ne sont que 140 millions à surfer sur le net dans cette partie du globe. Et sur les deux millions de sites africains répertoriés par l’ICANN, la moitié provient d’Afrique du Sud. Il faut dire que les coûts restent relativement élevés pour acquérir une extension locale. En Namibie, il faut par exemple compter 2 000 dollars, au Burkina Faso 200 dollars. A côté, le nom de domaine africain lui ne coûte que 18 dollars par mois.

 

 

Un outil de financement pour la Commission de l’Union Africaine


Exploité par le sud-africain Uniform, qui gère aussi le domaine de l’Afrique du Sud « .za », le domaine « .africa » va servir à financer la commission de l’organisation continentale. Grâce aux revenus de ce nom de domaine, l’organisation espère ainsi  être moins dépendante des donateurs internationaux. Ces derniers contribuent en effet à près de 70% de son budget. Il faut dire que cette organisation a de grandes ambitions. Elle souhaite en effet augmenter le taux d’accès à l’Internet de l’Afrique à hauteur de 32%. L’arrivée de cette manne numérique pourra, on l’espère, contribuer à atteindre cet objectif.

 

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