Tendances

La dure réalité de l’entrepreneuriat

Dans l’imaginaire collectif, être entrepreneur c’est avoir une vie de rêve. En effet, avec le nombre croissant d’articles, d’émissions et de reportages relayés par les médias, nous assistons à la « starification » des entrepreneurs. Mais quelle est vraiment la réalité de l’entrepreneuriat ?

 

 

L’entrepreneur est son propre patron

Dans l’absolu cela est vrai. L’entrepreneur qui est à la tête de son entreprise a une marge de manœuvre conséquente dans l’orientation stratégique de l’organisation. Cependant, il doit collaborer avec d’autres acteurs clés qui ont une influence directe sur son organisation, notamment les clients, les investisseurs, les cofondateurs, les fournisseurs, les partenaires stratégiques et les employés. Parmi ces différents acteurs clés, citons le client, qui a la plus grande influence sur les décisions de l’entrepreneur.

Il est impossible d’avoir une entreprise sans aucun client, d’où le fameux proverbe, « le client est roi. » Par ailleurs, un client mécontent a de fortes chances de partager son expérience client sur les réseaux sociaux affectant l’image de l’entreprise. De nos jours, le client mécontent devient non seulement un ex-client, mais il peut aussi avoir une influence sur les autres clients potentiels de l’entrepreneur.

 

 

L’entrepreneur est quelqu’un de très intelligent

Jack Ma, fondateur d’Alibaba, est devenu un exemple à suivre en termes de persévérance.

Quelques exemples :

  • Jack Ma a postulé à dix reprises pour suivre un programme en management à la Harvard Business School et a essuyé dix refus,
  • Fut le seul des 24 candidats interviewés à ne pas avoir été recruté par KFC,
  • Il a eu 1 point sur 120 pour l’examen d’entrée au collège.

Jack Ma avoue avoir toujours eu des difficultés en mathématiques. Il n’a jamais suivi de cours en gestion et n’arrive pas à déchiffrer les bilans financiers. Cependant, cela ne l’a pas empêché d’atteindre son but : faire d’Alibaba une référence mondiale.

 

 

Par ailleurs, citons Angela Duckworth, professeure à l’université de Pennsylvanie, auteur du livre intitulé « Grit ». L’ouvrage est une analyse des raisons pour lesquelles ceux qui font preuve de persévérance ont plus de chances de réussite dans leur carrière. C’est cette qualité qui sépare les entrepreneurs d’exception du reste. Ce n’est pas forcément le QI qui importe, mais plutôt l’attitude de l’entrepreneur quand il fait face à des problématiques.

« Il y a l’auteur dont le roman a été rejeté une demi-douzaine de fois. L’artiste dont les dessins animés ont été refusés à plusieurs reprises et les musiciens à qui on a dit qu’ils ne réussiraient jamais dans le show-business. S’ils avaient abandonné, Harry Potter, Disney et les Beatles n’existeraient pas. » – Adam Grant, auteur, consultant et professeur à la Wharton Business School.

 

L’entrepreneur est très bien rémunéré

La glorification de l’entrepreneur « bling bling » qui organise de grosses fêtes sur son yacht influence la perception des gens quant à la qualité de vie que peut avoir un entrepreneur à succès. Cependant, avant d’avoir accès à une telle qualité de vie, il y a beaucoup de sacrifices à faire. Au début l’entrepreneur doit faire preuve d’ingéniosité dans la gestion des coûts opérationnels et dans l’utilisation des ressources. Il est aussi commun d’avoir des entrepreneurs incapables de se payer un salaire pendant les premières années d’opération de leur entreprise.

 

 

L’entrepreneur est un leader né

L’entrepreneur est un inventeur dans l’âme : il a une vision. Il veut créer des produits et services qui auront un impact. En revanche, l’entrepreneur n’est pas forcément un leader efficace. Il est vrai que certaines personnes, de par leur personnalité, sont prédisposées à devenir des leaders ou des entrepreneurs. Cependant, ces compétences peuvent s’apprendre. Prenons l’exemple de Mark Zuckerberg. Considéré comme un pur geek à ses débuts, il avait beaucoup de difficultés à s’exprimer en public. Avec l’aide de consultants en management, en relations publiques et avec l’appui de son COO, Sheryl Sandberg, il a eu l’encadrement nécessaire pour développer ces compétences qui lui faisaient défaut. Il s’est ainsi imposé comme un leader d’opinion respecté, capable de communiquer efficacement.

 

Définir l’entrepreneuriat à Maurice

Même si les autorités gouvernementales et les acteurs du secteur privé veulent encourager l’entrepreneuriat, il ne faudrait pas créer une fausse image. La nouvelle génération d’entrepreneurs à Maurice se cherche des leaders d’opinion qui vont justement aborder les sujets qui fâchent, liés à la réalité de l’entrepreneuriat.

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