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eSport à La Réunion, le phénomène

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À l’île de La Réunion, les adeptes de eSport sont de plus en plus nombreux et ambitieux. En effet, un nombre grandissant d’adeptes, amateurs comme professionnels, participe à des tournois de jeux vidéo en ligne. Parmi les plus populaires, on retrouve Fortnite, League of Legends ou encore Fifa. En équipe ou en solo, le but est de franchir les différentes étapes de qualification et d’atteindre la finale. À la clé, des lots plus ou moins conséquents en fonction de la compétition.

Salon Geekali, l’élément déclencheur

Le phénomène eSport n’est pas nouveau sur l’île Sœur, mais il semble avoir pris de l’ampleur depuis quelque temps. En effet, ces deux dernières années, les gamers ont commencé à se rassembler dans des associations et ont organisé des événements plus importants. Le premier salon Geekali, qui s’est tenu en 2018, a été un élément déterminant dans le développement du e-sport local, véritable point de départ d’une tendance qui ne cesse de s’amplifier.

Les tournois se succèdent

L’e-sport a ses propres codes et son propre vocabulaire, basé sur des acronymes et des anglicismes. Dans le milieu, les patronymes importent peu, seuls les pseudos comptent. Il est aussi régi par un règlement. Par exemple, l’âge des joueurs doit correspondre aux PEGI des jeux (signalétique mise en place pour protéger les jeunes joueurs). Les insultes et pseudos inappropriés sont aussi proscrits. Pour les non-initiés, cet univers peut paraître étrange. Comme l’e-sport n’est pas pratiqué dans un gymnase ou sur un terrain, il est victime de beaucoup de préjugés. Pourtant, à l’instar d’un footballeur ou d’un basketteur, un e-sportif doit s’entraîner régulièrement pour s’améliorer.

Briser les stéréotypes autour des gamers

Les gamers étant toujours considérés comme des geeks accros aux écrans, voire asociaux, l’eSport vise également à casser cette image. D’ailleurs, les joueurs appartiennent souvent à une communauté et ils échangent à la fois en ligne et dans la vraie vie, « IRL » (In real life). Et même si cette discipline n’a pas encore fait son entrée aux Jeux olympiques, le débat se fait de plus en plus insistant. En effet, avant le report des Jeux de Tokyo, il était prévu que des tournois soient organisés en amont.

Des tournois hors normes

Les tournois mondiaux d’e-sport sont de très gros événements. À titre d’exemple, en novembre 2019, se déroulait la finale du championnat du monde de League of Legends, à Paris. Organisée à l’AccorHotels Arena à Paris, elle a attiré 15 000 spectateurs et a été vue pas des millions de spectateurs en ligne. Autre fait notable, le sponsor de la manifestation n’était autre que la marque de luxe Louis Vuitton. Preuve que la discipline n’est pas qu’une affaire de geek.

L’e-sport en chiffres

Selon une enquête de Statista, en 2018 près d’un quart des consommateurs d’e-sport français avaient entre 15 et 24 ans, et environ 28 % d’entre eux étaient des femmes. La même année, la filière française a généré 29 millions de dollars de chiffre d’affaires. En novembre 2019, plus de 900 joueurs de compétition d’e-sport était recensés en France. À l’échelle internationale, l’e-sportif ayant engendré le plus de revenus est le danois Johan Sundstein, alias N0tail. Selon l’enquête publiée en mai de cette année, au fil de sa carrière il aurait touché près de 7 millions de dollars. Du côté des femmes, qui sont sous-représentées, c’est la canadienne Sasha Hostyn, dit Scarlett, qui arrive à la première position avec plus 350 000 dollars de revenus depuis ses débuts.

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