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Le millième article d’ICT.io

A LA UNELe millième article d’ICT.io

Nous y voilà ! 1000 articles de publiés sur notre site. 1000 ça parait peu et beaucoup à la fois.  Cela fait aujourd’hui 192 semaines, 1348 jours, 32,352 heures passés en votre compagnie à mettre en avant les projets, l’innovation et l’entrepreneuriat dans l’océan Indien. Mais alors que je m’apprête à souffler les bougies du millième article d’ICT.io, il est temps de regarder dans le rétroviseur le chemin parcouru et aussi de jeter un œil sur l’horizon pour deviner ce qui se profile. Alors voilà, sans plus attendre, le millième, en souhaitant 1000 de plus à ICT.io.

 

 

Merci lecteur !

 

Comment ne pas te dire merci à toi lecteur, sans toi ce projet n’aurait pas de raison d’être, point ! Merci aussi à tous les rédacteurs de « La rédac », à toutes ces plumes qui ont contribué ou continuent de contribuer à notre site. Merci Cecilia, Stéphane, Oummé, Sharon, Oorvashee, Schéhérazade, Olivier, Caroline, Éléonore, Gabrielle pour n’en mentionner que quelques-un(e)s et merci aussi à tous les autres que j’aurai bien du mal à nommer tellement vous avez été nombreux à écrire ; un article, plusieurs, ou même une rubrique parfois. Un grand merci à vous tous ! Le succès d’ICT.io n’est au final que la somme de vos efforts conjugués.

 

Merci aussi à nos partenaires Compass, la Turbine, Coworking Port-Louis. Grâce à votre passion et votre enthousiasme, vous avez fait naitre chez la jeune génération une nouvelle envie d’entreprendre et nous faisons notre devoir d’en faire l’écho.

 

Mais surtout merci aussi aux entreprises innovantes de l’océan Indien ; à Maurice, la Réunion, Madagascar et les autres îles qui la composent. Vos projets et votre volonté de changer les choses sont pour moi, pour nous, une véritable source d’inspiration et c’est une chance que de parcourir un bout de chemin en votre compagnie.

ICT io

Merci à vous tous ! Sans vous ICT.io ne serait pas.

 

Dans mon rétroviseur

 

Il paraît lointain le temps des débuts d’ICT.io. L’époque du « blog », des premières Webcups et des agences qui commencent à lancer leurs produits en mode « startup » dans les premiers incubateurs. L’écosystème a parcouru un bon bout de chemin et c’est non sans une pointe de regret que je me remémore les amis entrepreneurs perdus en chemin. Ceux qui ont jeté l’éponge, pris un « job » ou même parfois sont partis vers de nouvelles aventures. La route a été sinueuse et nombreux sont les talents qui nous ont quittés. L’entrepreneuriat, surtout dans nos marchés insulaires, peut être cruel et difficile, mais pourtant il est porteur d’opportunités pour ceux qui ont la chance et/ou qui savent les saisir.

Il est bien loin le temps où pour écrire un article nous devions chercher de manière intensive un sujet. Il est bien loin le temps où bénéficier de financement, de visibilité pour son projet était une mission impossible. Il est bien loin ce temps-là et c’est tant mieux ! En trois ans, nous avons assisté à un véritable engouement pour l’entrepreneuriat chez les aspirants entrepreneurs, suivi d’un abrupt retour aux réalités de nos économies insulaires pour beaucoup d’entre eux. Pourtant, certains ont su tirer leur épingle du jeu et les Mari Deal, Zotcar, weshare et autres web-preneurs ont peu à peu établi leur place dans le paysage économique et font maintenant partie du décor.

ICT - 1000e article

 

2018 aura été l’année des premières levées de fond, l’argent est un élément essentiel de tout écosystème, et de notre place aux premières loges nous avons pu assister à tout un tas de rachats, d’associations, de prise de participation et de levées de fonds. La région dispose maintenant d’une vraie communauté et association d’entrepreneurs structurés, qui échangent et qui se forment. L’océan Indien semble rattraper son retard à grande vitesse et en sautant les étapes. Mais il reste encore beaucoup à faire et il ne faut pas sous-estimer le travail restant, car nombreux sont les axes à renforcer et à développer.

 

À l’horizon

 

Lorsque j’ai lancé ICT.io, c’était bien sûr pour aider à donner de la visibilité aux projets qui n’en bénéficiaient pas. Mais c’était aussi pour répondre à tous ces gens, qui râlaient et qui disaient que rien ne se passe dans cette région du monde alors que j’étais entouré d’entrepreneurs en galère qui cherchaient à faire connaître leurs projets. Si aujourd’hui plus personne ne me dit « il ne se passe rien » (qu’ils essayent seulement ! et je leur envoie tous nos articles des douze derniers mois !) … Il reste quand même des sujets qui me donnent la motivation de continuer. Je reste convaincu pour ma part que le plus important challenge que l’écosystème Océan Indien aura à relever dans les années qui arrivent reste le retour des talents de sa diaspora et la fuite des cerveaux. Que vous soyez Mauriciens, Malgaches, Comoriens, Réunionnais, Seychellois, Mahorais ou tout autre, originaire d’une des îles de l’océan Indien, laissez-moi vous poser cette question : « pourquoi à l’heure où la diaspora africaine continentale perçoit l’Afrique comme une terre d’opportunité et surfe sur l’Africatech, pourquoi vous originaires de l’océan Indien percevez-vous cette région comme terne et vide de sens ? » Vous ne pourriez être plus éloigné de la réalité. À vrai dire, je les connais bien vos arguments, je les entends et les vois encore partout. Ils se résument en quelques clichés que les médias traditionnels se chargent de véhiculer :

  • Rentrer pour faire quoi ?
  • Aux États-Unis on te demande ce que tu sais faire, en Europe on te demande quel est ton diplôme et en Afrique on te demande quel est ton nom de famille !
  • On y gagne moins d’argent
  • Les emplois y sont moins intéressants
  • blablabla…

 

À ceci je répondrai que la situation est identique, voire même pire dans certains pays d’Afrique continentale et que pourtant les Africains du continent ont bien compris où l’avenir et les opportunités se trouvent. Et ça, les sociétés chinoises l’ont bien compris !

 

Pour nos écosystèmes, toutes les startups weekend, meetup, sessions de pitch, bootcamp et autres ne serviront à rien si la jeunesse et ses talents quittent la région. À vrai dire, certains acteurs du changement ont même commencé à jeter l’éponge et pensent qu’il faut « importer » les talents d’autres régions pour faire bénéficier l’écosystème d’un transfert de compétence… Si je ne suis absolument pas contre un brassage des idées et des cultures, à quoi cela sert-il si l’exode des cerveaux continue ?

 

Je m’arrête là, car vous l’aurez compris il y a bien d’autres sujets qui me tiennent à cœur : la simplification du commerce en ligne, l’E-sport africain, la connectivité, accélérer l’accès à l’information et aux statistiques, pour n’en citer que quelques-uns, mais cela sera pour les mille prochains articles ;).

 

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