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Facebook fait face à un taux exceptionnel de désinstallations

Les Américains fuient Facebook

Aux États-Unis, les 18-29 ans sont de plus en plus nombreux à désinstaller l’application Facebook de leur téléphone mobile. En effet, selon une étude de l’institut indépendant Pew Research Center, ils sont 44 % à avoir supprimé l’appli en seulement un an.

 

 

Mark Zuckerberg serait-il en train de faire face à une crise ? Un quart des utilisateurs américains (26 %) ont déjà enlevé l’application Facebook de leur mobile. Pour aller plus loin, le Pew Research Center démontre dans son analyse que cette tendance est plus marquée chez les moins de 30 ans. En effet, les 18-29 ans sont déjà 44 % à avoir viré l’application de leur portable (entre juin 2017 et juin 2018).

Les Américains fuient Facebook

Supprimer l’application mais pas son compte Facebook

Toutefois, il semble que les utilisateurs n’aient pas encore tout à fait franchi l’étape du désabonnement. Eh oui, effacer l’application ne fait que l’enlever du téléphone, tandis que le profil, lui, reste bel et bien actif. Cela démontre toutefois que l’utilisation du réseau social se fait principalement sur smartphone.

 

Nombre d’utilisateurs actifs Vs Désinstallation de l’appli : le paradoxe

Au 2e trimestre de 2018, le géant du social media revendiquait fièrement 185 millions d’utilisateurs actifs au quotidien. Et tout ceci, rien que dans la région États-Unis et Canada. Ce chiffre représente même une progression de 2 millions d’utilisateurs supplémentaires par rapport à l’année précédente. Comment s’explique alors cette tendance paradoxale ?

 

Les Américains fuient Facebook

Facebook Messenger sauve la mise à Zuckerberg

Pour comprendre ces chiffres a priori contradictoires, il faut rajouter un facteur à l’équation : l’application de messagerie. Eh oui, un utilisateur est considéré comme actif que ce soit sur le site, l’application ou la messagerie de Facebook. Ainsi, bien qu’un quart des inscrits aient désinstallé l’appli de leur mobile, ils utilisent toujours l’option Messenger. C’est du moins ce qu’explique le document financier remis à la Securities and Exchange Commission (Sec) aux États-Unis.

 

Les données de 50 millions d’utilisateurs piratées

Vers mi-mai de cette année, le géant du Web s’est retrouvé au cœur d’un scandale sans précédent. En effet, les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs avaient été recueillies. Cela a occasionné une réelle prise de conscience chez les abonnés. D’ailleurs, toujours selon l’étude du Pew Research Center, 54 % des Facebookeurs américains ont revu leurs paramètres. De plus, 42 % des personnes sondées ont indiqué avoir cessé de consulter leur profil pendant plusieurs semaines. Et pour finir, ils étaient 74 % à avoir, au choix, supprimé l’appli, cessé de consulter et/ou modifié leurs paramètres.

 

Les Américains fuient Facebook

Un changement de génération sur le réseau social

Outre la question de confidentialité, un autre phénomène semble expliquer que les moins de 30 ans s’éloignent de Facebook. Il semble que beaucoup de jeunes ont tendance à ne plus utiliser l’application pour éviter leurs parents (ou même grands-parents). Une population vieillissante serait-elle donc en train de remplacer la nouvelle génération sur ce réseau social ? On dirait bien que oui, et tout cela, au profit d’autres applications telles que Snapchat, WhatsApp ou encore Instagram.

 

 

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